{"id":1369,"date":"2019-08-10T15:08:47","date_gmt":"2019-08-10T15:08:47","guid":{"rendered":"https:\/\/rpgl.ca\/?p=1369"},"modified":"2019-08-10T15:08:47","modified_gmt":"2019-08-10T15:08:47","slug":"notre-agriculture-survit-grace-aux-travailleurs-latinos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/notre-agriculture-survit-grace-aux-travailleurs-latinos\/","title":{"rendered":"Notre agriculture survit gr\u00e2ce aux travailleurs latinos"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Ils s\u2019appellent Marvin, Gerson ou Flavio. Chaque \u00e9t\u00e9, ils sont des milliers \u00e0 laisser derri\u00e8re eux femmes et enfants pour venir gagner 10 fois plus d\u2019argent ici. <em>Le Journal <\/em>est all\u00e9 \u00e0 leur rencontre.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Pour les patrons d\u2019entreprises agricoles, ces employ\u00e9s sont loin de n\u2019\u00eatre que du <em>cheap labour.<\/em> Ils sont devenus essentiels au fur et \u00e0 mesure que les Qu\u00e9b\u00e9cois d\u00e9laissaient le monde agricole. Ils font m\u00eame souvent partie de la famille, parce qu\u2019ils reviennent ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e se donner corps et \u00e2me, en plus de d\u00e9penser dans les commerces du coin.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00c0 Saint-R\u00e9mi, comme dans plusieurs autres localit\u00e9s du Qu\u00e9bec, ils d\u00e9barquent par dizaines en autobus scolaire jaune \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du printemps.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Dans cette petite ville de 9000 \u00e2mes de la Mont\u00e9r\u00e9gie, de l\u2019\u00e9picerie \u00e0 la pharmacie en passant par l\u2019\u00e9glise, la rue Principale a des airs de \u00ab Petit-Guatemala \u00bb. \u00c0 la pizzeria Mamo, le fran\u00e7ais se fait rare le jeudi soir, laissant place \u00e0 l\u2019espagnol.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00ab Si demain matin on n\u2019avait plus ces travailleurs-l\u00e0, on serait oblig\u00e9 d\u2019importer nos fruits et l\u00e9gumes d\u2019autres provinces ou d\u2019autres pays \u00bb, estime Jocelyn St-Denis, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Association des producteurs mara\u00eechers du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00ab La majorit\u00e9 des travailleurs proviennent du Mexique et du Guatemala \u00bb, pr\u00e9cise la porte-parole du minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, des P\u00eacheries et de l\u2019Alimentation du Qu\u00e9bec M\u00e9lissa Lapointe.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Pr\u00e8s de 80 % des participants au Programme des travailleurs \u00e9trangers temporaires travaillent en agriculture, ajoute-t-elle.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><strong>Crise \u00e9conomique<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Or, ces salari\u00e9s ne volent pas au secours des agriculteurs qu\u00e9b\u00e9cois pr\u00e8s de six mois par ann\u00e9e pour leurs beaux yeux. C\u2019est avant tout le r\u00eave d\u2019une vie meilleure qui les conduit dans nos campagnes.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00ab On vit une crise \u00e9conomique au Guatemala. J\u2019ai une fille de 11 ans et une plus jeune de 6 ans, confie Marvin Rene Cu\u00e0 Tocor\u00e0, attrap\u00e9 \u00e0 la sortie de la Caisse populaire de Saint-R\u00e9mi. Si nous venons ici, c\u2019est pour nos \u00e9pouses, nos enfants. Au Guatemala, il n\u2019y a pas de travail. \u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Les employ\u00e9s \u00e9trangers du Potager Riendeau gagnent le salaire minimum, soit 12,50 $ de l\u2019heure, en plus d\u2019\u00eatre log\u00e9s et de voir une partie de leurs billets d\u2019avion \u00eatre pay\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00ab Chaque semaine, j\u2019envoie l\u2019argent gagn\u00e9 \u00e0 ma m\u00e8re. De retour chez moi, je vais aussi pouvoir construire ma maison \u00bb, partage de son c\u00f4t\u00e9 Gerson David Aju Gomez, crois\u00e9 dans un bureau de transfert d\u2019argent.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Au Potager Riendeau, rang Saint-Antoine, les travailleurs se r\u00e9veillent \u00e0 l\u2019aurore. Du matin au soir, ils cueillent au gros soleil les fruits et l\u00e9gumes que les Qu\u00e9b\u00e9cois vont s\u2019arracher quelques jours plus tard sur les \u00e9tals des march\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><strong>Journ\u00e9e de 10 heures<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00ab Ils commencent \u00e0 6 h du matin et finissent \u00e0 17 h. Des fois, ils peuvent travailler un peu plus tard dans le pic des ouvrages. Ils ne travaillent pas la fin de semaine, normalement. On arr\u00eate le samedi \u00bb, pr\u00e9cise le pr\u00e9sident de l\u2019entreprise mara\u00eech\u00e8re, Clermont Riendeau.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Comme lui, sa m\u00e8re, Th\u00e9r\u00e8se Beaudin, qui tient le fort depuis 60 ans, n\u2019a que de bons mots pour sa centaine d\u2019employ\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1960, on n\u2019avait qu\u2019\u00e0 passer en camion dans le village pour ramasser des travailleurs.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00ab \u00c0 l\u2019\u00e9poque, les enfants venaient au champ \u00e0 7 ou 8 ans pour aider \u00bb, se rappelle-t-elle.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Mais aujourd\u2019hui, peu de Qu\u00e9b\u00e9cois veulent faire ce travail ardu.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<h3>LES TRAVAILLEURS \u00c9TRANGERS DANS L\u2019AGRICULTURE DU QU\u00c9BEC<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<p><strong>26 %<\/strong>\u00a0: augmentation de la demande de la part d\u2019entreprises pour des employ\u00e9s entre janvier et juin 2019 par rapport aux m\u00eames dates l\u2019an dernier<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><strong>23 % :\u00a0<\/strong>augmentation du nombre de salari\u00e9s entre janvier et juin 2019, comparativement \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode l\u2019an dernier, ce qui laisse pr\u00e9sager une ann\u00e9e record<\/p>\n<p><strong>15 000 :\u00a0<\/strong>nombre de travailleurs venus pallier les effets n\u00e9gatifs de la p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e<\/p>\n<div>\n<div>\n<h3>PROVENANCE DES SALARI\u00c9S EN 2017<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<ul>\n<li>Mexique :<strong> 52 %<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div>\n<ul>\n<li>Guatemala : <strong>45 %<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<ul>\n<li>Pays limitrophes : <strong>3 %<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Source : Ferme Qu\u00e9bec<\/em><\/p>\n<p>Source: journaldemontreal.com<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils s\u2019appellent Marvin, Gerson ou Flavio. 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