{"id":1452,"date":"2019-08-22T11:12:31","date_gmt":"2019-08-22T11:12:31","guid":{"rendered":"https:\/\/rpgl.ca\/?p=1452"},"modified":"2019-08-22T11:12:31","modified_gmt":"2019-08-22T11:12:31","slug":"miser-sur-la-retention-du-personnel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/miser-sur-la-retention-du-personnel\/","title":{"rendered":"Miser sur la r\u00e9tention du personnel"},"content":{"rendered":"<p><strong><a title=\"\" href=\"https:\/\/www.lesaffaires.com\/dossier\/focus-regional-lanaudiere\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" data-original-title=\"\">FOCUS LANAUDI\u00c8RE.<\/a>\u00a0Automatisation, formation, recrutement de travailleurs \u00e9trangers : les entreprises de la r\u00e9gion de Lanaudi\u00e8re ont mis en place diff\u00e9rentes solutions pour rem\u00e9dier au manque de travailleurs. Dany Belleville, copropri\u00e9taire et vice-pr\u00e9sidente de l&#8217;entreprise familiale de moulage Plastique GPR, Charles Massicotte, pr\u00e9sident et chef de la direction du fabricant de v\u00e9rins hydrauliques Mailhot Industries, et Robert Verreault, directeur g\u00e9n\u00e9ral du fabricant de pneus Bridgestone Canada, ont fait part de leurs initiatives lors d&#8217;une rencontre organis\u00e9e par <em>Les Affaires<\/em> \u00e0 Terrebonne \u00e0 laquelle assistaient une trentaine d&#8217;autres entrepreneurs, intervenants \u00e9conomiques et \u00e9lus municipaux de la r\u00e9gion.<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9gion de Lanaudi\u00e8re n&#8217;\u00e9chappe pas au probl\u00e8me de p\u00e9nurie de main-d&#8217;oeuvre qui frappe le Qu\u00e9bec. Or, s&#8217;il est difficile de recruter de nouveaux employ\u00e9s, aussi bien s&#8217;assurer de garder ceux qui travaillent d\u00e9j\u00e0 au sein des entreprises, estiment d&#8217;entr\u00e9e de jeu les pan\u00e9listes.<\/p>\n<p>\u00abLe premier \u00e9l\u00e9ment \u00e0 consid\u00e9rer est de reconna\u00eetre que l&#8217;actif le plus important au sein d&#8217;une entreprise, ce sont les employ\u00e9s qui y travaillent. Il faut donc cr\u00e9er des environnements de travail qui favorisent leur mobilisation et leur r\u00e9tention\u00bb, affirme Charles Massicotte, dont l&#8217;entreprise emploie quelque 350 personnes dans une usine \u00e0 Saint-Jacques et dans une autre au Mexique.<\/p>\n<p>Mailhot Industries s&#8217;int\u00e9resse aussi au d\u00e9veloppement d&#8217;expertise de son personnel. Par exemple, deux employ\u00e9s travaillant au service d&#8217;exp\u00e9dition ont pu suivre une formation de soudeur aux frais de l&#8217;entreprise, qui continuait en m\u00eame temps \u00e0 payer leur salaire. \u00abOn compte le faire de plus en plus. C&#8217;est un investissement b\u00e9n\u00e9fique tant pour l&#8217;entreprise que pour les employ\u00e9s\u00bb, indique M. Massicotte.<\/p>\n<p>La formation \u00e0 l&#8217;interne est aussi au coeur de la strat\u00e9gie de r\u00e9tention de Plastique GPR. La PME de Saint-F\u00e9lix-de-Valois, qui compte 210 employ\u00e9s, paie les co\u00fbts d&#8217;une formation mise en place avec une commission scolaire de la r\u00e9gion pour l&#8217;obtention d&#8217;un dipl\u00f4me d&#8217;\u00e9tudes professionnelles en moulage de mati\u00e8res plastiques. \u00abC&#8217;est une excellente fa\u00e7on de valoriser et de retenir nos employ\u00e9s\u00bb, souligne Mme Belleville.<\/p>\n<p>D&#8217;autant qu&#8217;en mati\u00e8re de recrutement, elle doit rivaliser avec de plus grandes entreprises, comme Bridgestone, qui offrent une r\u00e9mun\u00e9ration horaire nettement plus \u00e9lev\u00e9e. Pour arriver \u00e0 se distinguer, Plastique GPR organise aussi des activit\u00e9s de mobilisation, comme sa corv\u00e9e au Camp Papillon, un lieu de vacances adapt\u00e9 aux jeunes ayant des handicaps. Une fois par ann\u00e9e, les employ\u00e9s y effectuent diff\u00e9rents travaux d&#8217;entretien et de r\u00e9paration.<\/p>\n<p>\u00abOn ferme l&#8217;usine et, comme nous fonctionnons par quarts de travail, \u00e7a permet pour une rare fois \u00e0 tout le monde d&#8217;\u00eatre ensemble\u00bb, mentionne Mme Belleville en pr\u00e9cisant que les employ\u00e9s sont r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s pour cette journ\u00e9e. L&#8217;entreprise emploie \u00e9galement une douzaine de personnes ayant des handicaps physiques ou mentaux.<\/p>\n<p>Les employ\u00e9s semblent avoir appr\u00e9ci\u00e9 une nouvelle initiative lanc\u00e9e l&#8217;an dernier : les dirigeants leur ont pr\u00e9par\u00e9 et servi des repas, m\u00eame en pleine nuit. \u00abOn en profite pour prolonger le temps de lunch et discuter. C&#8217;est tr\u00e8s amical\u00bb, affirme la copropri\u00e9taire.<\/p>\n<p>Valeurs et culture d&#8217;entreprise<\/p>\n<p>La valorisation des employ\u00e9s passe aussi par leur plus grande implication dans les d\u00e9cisions de gestion d&#8217;une entreprise. Bridgestone Canada, \u00e0 Joliette, o\u00f9 1300 employ\u00e9s fabriquent 17 000 pneus par jour, mise entre autres sur la culture japonaise de la maison-m\u00e8re. Le kaizen, ce processus d&#8217;origine japonaise qui incite les travailleurs \u00e0 proposer des am\u00e9liorations, y est \u00e0 l&#8217;honneur.<\/p>\n<p>\u00abOn veut que les employ\u00e9s apportent de nouvelles id\u00e9es. \u00c7a permet d&#8217;avoir plus d&#8217;engagement de leur part et cela contribue au succ\u00e8s de l&#8217;entreprise\u00bb, fait valoir Robert Verreault. Cette culture prend racine d\u00e8s le recrutement, alors que l&#8217;accueil de nouveaux employ\u00e9s se d\u00e9roule pendant trois jours. \u00abOn en profite pour leur parler de la mission, pour expliquer les diff\u00e9rents services de l&#8217;entreprise, l&#8217;importance des clients. Chaque site mondial a m\u00eame un conseiller japonais en permanence. \u00c0 la fin, on leur demande s&#8217;ils sont pr\u00eats \u00e0 accepter la mission\u00bb, raconte M. Verreault.<\/p>\n<p>Chez Mailhot Industries, les employ\u00e9s doivent comprendre la mission de l&#8217;entreprise, ainsi que ses ambitions. \u00abOn en discute r\u00e9guli\u00e8rement avec les employ\u00e9s. Pour qu&#8217;ils soient fiers que des cylindres qu&#8217;ils fabriquent \u00e0 Saint-Jacques se retrouvent sur des camions partout aux \u00c9tats-Unis, au Br\u00e9sil ou au Chili\u00bb, souligne Charles Massicotte.<\/p>\n<p>La culture d&#8217;entreprise est aussi primordiale pour Lynn Landry, propri\u00e9taire du concessionnaire Motos Illimit\u00e9es \u00e0 Terrebonne, qui emploie quelque 130 personnes. \u00abAvant m\u00eame d&#8217;engager quelqu&#8217;un, il y a un processus d&#8217;int\u00e9gration d&#8217;environ trois semaines. On leur pr\u00e9sente entre autres un film d&#8217;une heure avec des t\u00e9moignages d&#8217;employ\u00e9s, et non de la direction\u00bb, d\u00e9taille-t-elle. Elle note que les gestionnaires doivent \u00eatre \u00e0 l&#8217;\u00e9coute des employ\u00e9s. \u00ab\u00c7a nous permet de d\u00e9tecter les employ\u00e9s qui penseraient \u00e0 quitter l&#8217;entreprise.\u00bb<\/p>\n<p>Le Groupe Fransyl, qui produit notamment des syst\u00e8mes et des mat\u00e9riaux de construction pour la toiture, a m\u00eame \u00e9t\u00e9 dans l&#8217;obligation de cong\u00e9dier des employ\u00e9s qui ne r\u00e9pondaient pas aux valeurs de l&#8217;entreprise familiale de Terrebonne. \u00abCertains employ\u00e9s de longue date \u00e9taient r\u00e9fractaires \u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e de plus jeunes. \u00c7a cr\u00e9ait une barri\u00e8re entre les g\u00e9n\u00e9rations et on risquait de perdre les plus jeunes\u00bb, explique le pr\u00e9sident et chef de la direction Luc Jutras. La PME a tent\u00e9 de contrer ce \u00abdanger d&#8217;expulsion\u00bb en invitant les plus anciens \u00e0 agir plut\u00f4t comme mentors aupr\u00e8s des jeunes. Surtout \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les entreprises souhaitent garder le plus longtemps possible leurs employ\u00e9s dans la soixantaine qui songent \u00e0 leur retraite.<\/p>\n<p>Nouveau bassin de main-d&#8217;oeuvre<\/p>\n<p>Comme un nombre croissant d&#8217;entreprises au Qu\u00e9bec, celles de Lanaudi\u00e8re se tournent vers une plus grande automatisation de leur production et \u00c0vers les immigrants pour r\u00e9soudre leur probl\u00e8me de main-d&#8217;oeuvre.<\/p>\n<p>Mailhot Industries peut compter sur son usine mexicaine, qui emploie 160 personnes \u00e0 Silao, dans l&#8217;\u00c9tat de Guanajuato. \u00abCe n&#8217;est pas notre priorit\u00e9 d&#8217;amener des travailleurs mexicains ici. Mais c&#8217;est une option, et il nous arrive de le faire ponctuellement quand on a un pic de production\u00bb, pr\u00e9cise M. Massicotte.<\/p>\n<p>Bridgestone a pour sa part trouv\u00e9 un nouveau filon : la main-d&#8217;oeuvre f\u00e9minine, et particuli\u00e8rement celle qui travaille dans le secteur de la vente au d\u00e9tail. \u00abNos meilleurs op\u00e9rateurs aujourd&#8217;hui, ce sont des femmes. Elles sont plus multit\u00e2ches que les hommes et sont tr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aise avec la robotique\u00bb, constate Robert Verreault. Les femmes repr\u00e9sentent d\u00e9sormais 15 % de l&#8217;ensemble des employ\u00e9s de l&#8217;usine de Joliette, et Bridgestone souhaite augmenter ce ratio \u00e0 30 %.<\/p>\n<p>Source: \u00a0lesaffaires.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FOCUS LANAUDI\u00c8RE.\u00a0Automatisation, formation, recrutement de travailleurs \u00e9trangers : les entreprises de la r\u00e9gion de Lanaudi\u00e8re ont mis en place diff\u00e9rentes&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[15,16],"class_list":["post-1452","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee","tag-marie-claude-perreault","tag-nadine-bigras"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1452","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1452"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1452\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1455,"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1452\/revisions\/1455"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1452"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1452"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rpgl.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1452"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}