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La persévérance selon Sylvain Dorion

9 avril 2019

L’histoire de Sylvain Dorion en est une de persévérance. Alors qu’il travaillait dans un poulailler, en 2013, il est tombé d’une échelle et s’est violemment cogné la tête sur une toilette, la fracassant. Déclaré inapte par la Commission des normes, de l’équité, de la santé, et de la sécurité au travail (CNESST), un retour au travail semblait impossible, mais il y est arrivé.

À la suite de cet accident de travail qui a complètement changé sa vie, Sylvain Dorion a évidemment dû réorienter sa carrière. Après avoir créé une entreprise d’affûtage en 2014, il a fondé, l’automne dernier, Affûtage Domont en signant une entente avec deux associés.

«J’étais seul à la maison et je dormais beaucoup. Mais je voulais bouger, car la médication affecte le physique. L’automne dernier, j’ai donc acheté un fonds de commerce et la clientèle d’un aiguiseur. Par contre, ça me demandait beaucoup d’énergie et avant de m’associer, je n’étais plus capable», a affirmé M. Dorion.

Alors qu’il se rendait au salon funéraire pour rendre un dernier hommage à un ami, il a rencontré Pierre Dumont, une connaissance.

«C’est arrivé par hasard. C’était un ami commun (le défunt). J’ai discuté de tout et de rien avec Pierre et je lui ai parlé de mon projet. C’est comme ça que notre association a pris forme», a ajouté M. Dorion.

C’est seulement après quelque temps que Pierre Dumont a accepté l’offre. «J’étais déjà sur un autre projet, alors je n’ai pas pu accepter tout de suite. Mais, ça n’a pas fonctionné, alors j’ai rappelé Sylvain et ce fut le début de cette aventure. De plus, j’ai fait deux infarctus et cet emploi va me permettre d’y aller plus tranquillement», a-t-il expliqué. Un troisième partenaire, Sylvain Boisjoli, agit surtout comme actionnaire au sein d’Affûtage Domont.

C’est donc en septembre 2018 qu’un investissement d’environ 70 000 $ a permis à l’entreprise d’acquérir de l’équipement afin de procéder à de l’affûtage général. Un représentant, Claude Piché, s’est joint à l’équipe en place. «On travaille aussi à recruter une grosse pointure dans le domaine. Il devrait y avoir des développements sous peu», a précisé M. Dorion.

L’industrie de l’affûtage ne se limite pas qu’aux couteaux de cuisine.

«Il y a d’énormes économies à faire avec l’affûtage, car ce n’est pas parce que ça ne coupe plus que c’est bon pour la poubelle. Ça évite la surconsommation des produits. Tout s’aiguise. Ça va des petits outils aux lames de «zamboni», en passant par les couteaux de cuisine et les lames de machineries. Les abattoirs, les restaurants et même les imprimeries font partie de nos clients. On s’accapare du marché peu à peu», ont finalement laissé savoir MM. Dorion et Dumont.

Le commerce de la rue Rocheleau subira au printemps une cure de rajeunissement.

Source: Journal Express